Baisse sans précédent des revenus agricoles : le gouvernement n’a pas pris conscience de la gravité de la situation

Le 16 décembre 2009

Le revenu des agriculteurs a considérablement chuté en 2009. L’élevage laitier et les productions végétales sont particulièrement concernés, avec des baisses de l’ordre de - 30 à - 50 %. À la suite de la plus grande libéralisation des marchés agricoles, les agriculteurs sont désormais exposés à des fluctuations de prix imprévisibles qui fragilisent les exploitations.

Face à la brutalité des chiffres, le Ministre de l’agriculture Bruno Le Maire vante bien maladroitement les mérites du plan de soutien présenté par Nicolas Sarkozy en octobre 2009. Mais à peine la moitié des budgets annoncés ont été débloqués !

Les très graves difficultés que traverse le monde agricole sont structurelles et systémiques. Elles laisseront bon nombre d’exploitations sur le bord de la route. Au-delà de la crise économique, c’est bien une crise morale, que traverse le monde agricole, en perte totale de repères, et plus fragilisé que jamais.

Alors que la politique agricole de l’après 2013 risque de réduire considérablement les aides agricoles, c’est bien d’un changement majeur dont l’Europe et la France ont besoin dès maintenant. Le Parti socialiste prend acte de « l’appel de Paris pour une nouvelle régulation des marchés agricoles » lancé le 10 décembre par le ministre de l’agriculture. Mais quel crédibilité a-t-il ? Il faut rappeler que ce sont les majorités de droite au conseil des ministres européen, soutenues par le gouvernement français, qui ont été les pourvoyeuses des politiques libérales qui asphyxient aujourd’hui le monde agricole.

Pour le Parti socialiste, la mise en place de la régulation des marchés agricoles n’est pas un slogan diplomatique : c’est une urgence politique qui se doit d’être sincère et durable. Elle passe par le maintien d’outils d’intervention sur les marchés et une juste répartition des aides et des soutiens.

Communiqué de Germinal Peiro, Secrétaire national « ruralité et mer »

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« L’urgence de la relocalisation des productions agricoles »

Le 4 décembre 2009

A l’heure où l’agriculture française connaît une crise sans précédent, la plus grave depuis plus de trente ans, selon les propos du Ministre de l’Agriculture et où le Président de la République fait semblant de quitter le dogme libéral pour appeler à une nouvelle régulation sans en définir les contours, l’heure est à la défense d’une nouvelle régulation mondiale qui doit s’appuyer sur la relocalisation des productions agricoles.

Répondre à la crise environnementale :

Au cours du siècle dernier, les moyens de production, de transports et d’échanges se sont considérablement développés sans tenir aucun compte du fait que la planète était un monde fini et qu’elle devait être protégée. Aujourd’hui, les atteintes à la qualité de l’environnement sont patentes, la plus spectaculaire après la pollution des eaux est, sans conteste, le réchauffement climatique. Il y a urgence à agir et à limiter, au plus vite, les émissions de gaz carbonique dont les transports assurent une part prépondérante. L’idée prônée par les libéraux que les productions agricoles pouvaient être assurées sur n’importe quel continent pourvu qu’elles soient à meilleur prix est aujourd’hui dépassée.

Par rapport à la protection de la planète, il faut, dés maintenant, limiter les transports inutiles et éviter de faire parcourir des milliers de kilomètres à des productions qui peuvent être assurées localement. Nourrir l’Europe avec du mouton de Nouvelle-Zélande qui a parcouru 22 000 km, du bœuf d’Argentine, des pommes de Chine, des poires d’Afrique du Sud et des kiwis du Chili n’a plus de sens.

Répondre à la crise alimentaire

Depuis des décennies, les partisans du libre-échange sans contrainte, sous l’égide de l’Organisation Mondiale du Commerce, nous ont fait croire que la libéralisation des échanges allait rééquilibrer les productions dans le monde et résoudre le problème de la faim. L’échec est aujourd’hui dramatique. L’abaissement des droits de douane et l’ouverture des marchés n’ont pas enrichi l’Afrique qui était autosuffisante sur le plan alimentaire en 1970 et qui, aujourd’hui, est totalement dépendante. Les pays riches en particulier européens ont recolonisé l’Afrique par la voie alimentaire et nous avons pu déverser grâce à la libéralisation des marchés nos surplus de céréales, de poulets et de poudre de lait  à des prix  tellement bas qu’ils ont déstabilisé les productions locales. Pire, les pays riches ont saisi l’occasion de la libéralisation des marchés pour abaisser leur aide aux pays les plus pauvres. Ainsi, la part de l’agriculture dans l’aide publique au développement est passée de 17 % en 1980 à 3,8 % en 2006.

En 1980, la Banque Mondiale consacrait 30 % de ses ressources à l’agriculture contre 6 % en 2006. Dans le 9ème fonds européen de développement, l’Union Européenne n’a consacré que 4,5 % à l’agriculture des pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique).

Pour résoudre la crise alimentaire, il faut, comme le dit Jacques Diouf, Directeur Général de l’Agence de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation, produire où les gens ont faim.

Il est donc temps de redonner la primauté aux cultures vivrières locales et de redonner à chacun des continents la possibilité de nourrir sa population.

Garder l’équilibre des territoires

Sur les six milliards d’êtres humains, 2,5 milliards sont des paysans et pratiquement 1 milliard souffre de malnutrition. Par centaines de milliers, poussés par la misère et les difficultés alimentaires, une partie de ces femmes et de ces hommes quittent les zones rurales et vont s’entasser dans les mégapoles d’Amérique Centrale ou du Sud, d’Afrique et d’Asie et la plupart vient s’entasser dans des bidonvilles.

Cet exode rural massif vers les villes et les côtes engendre des déséquilibres sociaux, sanitaires, environnementaux quasi insurmontables, un problème que nous connaissons en France et en Europe dans une moindre mesure. Là encore, la relocalisation et le développement des productions agricoles s’avèrent comme une absolue nécessité.

Alors oui, nous pouvons encore espérer. Si personne n’a pu imposer des critères sociaux dans les échanges mondiaux, peut être que l’urgence environnementale, la crise alimentaire et le nécessaire équilibre des territoires imposeront une nouvelle régulation qui pourrait commencer par la relocalisation des productions agricoles.

Le protocole de Kyoto qui a exclu les transports maritimes et aériens n’a pas répondu à ces urgences. Elles doivent donc rester au cœur des discussions du prochain sommet de Copenhague.


Tribune de Germinal Peiro,  Secrétaire national « Agriculture, Ruralité et Mer »

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Le scandale de la faim dans le monde : rien de nouveau après le sommet de la FAO

Le 18 novembre 2009

Le sommet mondial sur l’alimentation s’est conclu le 18 novembre dans l’indifférence quasi générale. Alors que plus d’un milliard de personnes dans le monde souffrent de la faim, chiffre encore jamais atteint, aucune mesure significative, et aucun financement précis ne sont ressortis de ce sommet. Les représentants des économies dominantes des pays riches ont brillé par leur absence.

Cette indifférence à l’égard du problème de la faim dans le monde est un scandale en soit, que le Parti socialiste dénonce avec force.

Les engagements qui avaient été pris lors de la conférence de la FAO de juin 2008 n’ont pas été suivis d’effets. Il en est de même des engagements du G8 en juillet 2009, dont on attend toujours la traduction concrète.

Le sort des centaines de millions de personnes souffrant de la faim dans le monde devrait être une priorité absolue pour toute la communauté internationale, alors que les menaces du réchauffement climatique se font déjà dramatiquement sentir. Cette mobilisation implique des moyens financiers à la hauteur des enjeux pour soutenir la production agricole locale des pays les plus pauvres et une évolution des règles du commerce international.

Pour le Parti socialiste, les initiatives et les investissements des producteurs locaux doivent être aidés en priorité. Seule une meilleure adéquation entre production et demande locale pourra permettre de nourrir correctement les populations les plus exposées. Cette stratégie de relocalisation et d’investissement dans l’agriculture doit être coordonnée sous l’égide des Nations Unies.

Les organismes financiers internationaux que sont le FMI et la Banque Mondiale doivent venir en appui de cette politique agricole et alimentaire, mais en aucun cas s’y substituer.  L’OMC doit reconnaître à l’agriculture sa spécificité.  La finalité des échanges commerciaux de produits agricoles doit être avant tout de satisfaire les besoins alimentaires de chaque être humain sur notre planète.

Le Parti socialiste propose une véritable gouvernance mondiale de l’agriculture  afin d’éradiquer durablement le scandale de la faim dans le monde.

Communiqué de Martine AUBRY, Première secrétaire et de Germinal PEIRO, Secrétaire national ruralité et mer

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Travailleurs à bas prix dans l’agriculture : une première brèche ouverte par l’Elysée ?

Le 6 novembre 2009

Un conseiller de l’Elysée a évoqué devant les producteurs de légumes l’emploi de travailleurs des pays de l’est, où le coût du travail est très faible.

Qu’il s’agisse d’une proposition ou simplement d’une suggestion d’étude ne change rien à l’affaire. Cette réflexion d’un conseiller de Nicolas Sarkozy traduit l’état d’esprit de l’Elysée : faire baisser les coûts du travail, dans une logique de moins disant social.

C’est parfaitement cohérent avec une politique qui réduit les protections des travailleurs et qui fait baisser le pouvoir d’achat des Français.

Le Parti socialiste dénonce très vigoureusement cette politique.

Pour le Parti socialiste, la compétitivité de la filière légumière française passe par une meilleure adaptation à la demande des consommateurs, de plus en plus soucieux de qualité et de proximité avec les producteurs. Le Parti socialiste considère que la seule solution durable pour toutes les filières agricoles consiste en la relocalisation des productions équitablement réparties sur les territoires.

Communiqué de Germinal Peiro, Secrétaire national à la ruralité et à la mer

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Une vision passéiste de l’agriculture

Le 28 octobre 2009

A son habitude, Nicolas Sarkozy a développé un discours fort et populiste très éloigné de son action depuis deux ans.

Deux ans après le discours du Space de Rennes, où il développait l’idée que les agriculteurs doivent vivre de leur travail, Nicolas Sarkozy a réédité un discours qui n’a pas eu de lendemain et se pose en leader mondial de la régulation contre tous.

Content de lui-même le Président de la République oublie que c’est sous sa présidence de l’Union européenne que les quotas laitiers ont été définitivement supprimés, et que le ministre de l’agriculture a admis que la nouvelle régulation serait moins régulatrice.

Pointant du doigt la grande distribution, il oublie que c’est sa loi de modernisation de l’économie qui pousse à la baisse des prix en donnant tous les pouvoirs à la grande distribution, avec comme objectif avoué la baisse des prix à la consommation. Il oublie que ce sont les services de Bercy dont il est responsable qui ont mis un terme à la fixation collective des prix du lait, enfonçant les éleveurs dans la plus grande détresse. Contre cela, le Président ne propose qu’un agrandissement de l’observatoire des prix, et des contrats dont nous ne savons rien.

Attaquant les 35 heures comme aux plus beaux jours de la campagne de 2007, il ne trouve que la fin des charges patronales comme solution de la compétitivité  des exploitations françaises, creusant à terme tous les déficits. M. Sarkozy ne propose pas d’action européenne sur l’harmonisation sociale et fiscale, seule susceptible d’éviter les distorsions de concurrence sur le sol européen .

Les aides annoncées ne changeront rien au marasme dans lequel est plongé l’agriculture. Dans le même temps qu’est prévue la baisse des aides de la PAC après 2013, M. Sarkozy n’a donné aucune piste, aucun outil pour une nouvelle régulation. La réalité va rester cruelle pour les agriculteurs. En même temps qu’ils vont subir la baisse des soutiens, ils continueront d’être livrés à l’ouverture accrue des marchés mondiaux.

M. Sarkozy est revenu aux plus beaux jours des discours chiraquiens abordant l’agriculture sous le seul angle de la production promettant aux agriculteurs ce qu’il ne peut tenir, à savoir la préférence communautaire qui a été abandonnée par les gouvernements de droite. Oubliant la multifonctionnalité de l’agriculture, le Président de la République tourne le dos à l’identité même du métier d’agriculteur pour le transformer en industriel. Il a oublié les territoires et, développant une vision passéiste  de notre vocation exportatrice, il refuse de fait la relocalisation des productions agricoles au plan mondial comme au plan local pourtant nécessaire pour lutter  contre le réchauffement climatique et la faim dans le monde et les déséquilibres des territoires.

Le président de la République nous a habitué à parler d’autant plus fort qu’il était impuissant à agir. Son discours n’augure rien de bon pour le monde agricole.

Communiqué  de Presse Germinal Peiro, député de la Dordogne, Secrétaire national, à l’Agriculture, à la Ruralité et à la mer du Parti socialiste

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Plan d’aide à la filière agricole : des mesures qui ne règleront rien, faute de s’attaquer aux causes réelles de la crise

Le 27 octobre 2009

Face à une crise qu’il qualifie lui-même « d’exceptionnelle », les mesures annoncées par le Président de la République ne s’attaquent pas aux causes réelles des difficultés de l’agriculture en France.

La crise actuelle de la filière agricole est une véritable crise de système liée aux politiques de dérégulation suivies par la France et l’Union Européenne. Sur ce sujet, M. Sarkozy s’est contenté de bonnes intentions.

Faute de réformes structurelles profondes qui garantissent des prix rémunérateurs, les déséquilibres actuels, qui ne permettent pas aux agriculteurs de vivre de leur travail, perdureront.

La future loi d’orientation sur l’agriculture, qui met en avant « une vision exportatrice d’une agriculture compétitive sur les marchés internationaux », est maintenue. C’est cette vision qui a conduit à la libéralisation des marchés agricoles, à la baisse des prix et à la crise actuelle. Il est au contraire urgent d’instaurer une agriculture dont la vocation première est de maintenir l’activité et d’assurer une production de qualité.

Présent à Poligny, le Président de la République aurait pu s’inspirer du modèle de production de la filière comté. Dans ce modèle, le prix du lait est régulé par un accord interprofessionnel et les quantités sont stables. Il a permis le maintien d’exploitations de taille moyenne qui permettent aux agricultures de vivre de leurs revenus.

Ce que demandent les agriculteurs, c’est avant tout de pouvoir vivre de leur travail. Il est plus que temps de dire stop au surendettement des exploitations, aux systèmes de production intensifs au détriment de l’environnement et de la santé des consommateurs et des salariés agricoles. Au lieu d’appeler à des regroupements entre exploitations, c’est un modèle reposant sur des exploitations plus autonomes, qui sont souvent les moins fragiles financièrement, qu’il faut instaurer. Sans un changement en profondeur du système libéral, changement auquel s’est toujours opposé M. Sarkozy, le monde agricole va subir une hécatombe sans précédent.

Le Parti socialiste appelle donc à un véritable changement de cap de l’agriculture dans le cadre d’une grande loi de modernisation agricole en faveur d’une gestion publique de l’offre agricole, d’une répartition territoriale équilibrée et d’un système de production moins intensif mais rentable. Le monde agricole n’est pas dupe, les solutions avancées par le Président de la République n’apporteront pas de réponse durable à la crise.

Communiqué du Parti socialiste

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Agriculture : le Parti socialiste demande un véritable plan de relance

Le 21 octobre 2009

Toutes les filières agricoles font aujourd’hui face à une crise majeure. Un grand nombre d’exploitations agricoles risque de disparaître.

Pour le Parti socialiste, la crise laitière illustre cette situation. Les quotas laitiers seront supprimés en 2015. Les libéraux européens se gardent bien d’estimer les conséquences de cette décision en termes d’emplois et de répartition territoriale des élevages. Pire : aucune mesure de remplacement n’a été prévue, laissant craindre un effondrement de la production laitière dans les zones défavorisées, et une concentration dans d’autres régions, au mépris de toute exigence environnementale.

Les mesures pour la filière laitière adoptées le 19 octobre lors du Conseil européen ne sont que des pansements sur une jambe de bois. Le ministre français de l’agriculture prétend, à tort, être le chef de file de la régulation. Une vraie régulation des marchés agricoles passerait par une intervention publique forte et non pas seulement par des aides d’urgence aussi nécessaires soient-elles.

Le Parti socialiste demande que soit rétabli à l’échelle européenne le principe d’une gestion publique de l’offre laitière, tout en assurant les conditions de la souplesse et de la réactivité. Le récent rapport de la Cour des Comptes européenne recommande d’ailleurs de superviser le marché du lait pour éviter la surproduction. Sans encadrement public, sans une fixation réaliste et évolutive de production maximale, la filière laitière s’exposera à nouveau à des risques majeurs de surproduction, synonymes de prix bas et de faillites pour les éleveurs les plus exposés.

Ce qui touche aujourd’hui la filière laitière menace la plupart des productions agricoles. Le Parti socialiste constate que, dans ce domaine comme dans d’autres, le président de la République n’a pas tenu ses promesses de campagne qui étaient d’assurer le revenu des agriculteurs et de protéger nos productions face aux menaces de dumping.

Le  Parti socialiste demande la mise en œuvre d’un véritable plan de relance de l’agriculture française, en aidant les filières les plus exposées à passer le cap de la crise.

Au-delà de l’urgence, il est essentiel de sauvegarder les emplois agricoles et de travailler à la relocalisation des productions agricoles. Cette exigence de relocalisation, gage d’une répartition harmonieuse de l’activité agricole sur tous les continents, exige notamment d’intégrer le coût carbone dans les échanges. Le thème du coût carbone devrait d’ailleurs être à l’ordre du jour du Sommet de Copenhague, alors même que le protocole de Kyoto exclut les transports de son dispositif.

Communiqué du Bureau national

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Crise du lait : le Parti socialiste demande un changement de cap radical de la politique laitière

Le 22 septembre 2009

La détresse des producteurs laitiers est à son comble. La très forte mobilisation des agriculteurs est le signe d’une exaspération face à un système économique qui ne permet pas à leur travail d’être justement rémunéré. La logique du « marché roi » qui guide les décisions politiques mondiales, nationales et françaises en matière d’agriculture conduit à une impasse.

Le Parti socialiste dénonce avec force et détermination le jeu de dupe dont sont victimes les éleveurs laitiers et les consommateurs, qui pour leur part ne constatent aucune baisse de prix.

Pour le Parti socialiste, la restructuration en cours dans la filière laitière est souhaitée et même planifiée par les libéraux européens avec l’accord du gouvernement français.  Cette restructuration a pour objectif inavoué la concentration de la production laitière, au nom de la seule compétitivité économique, au profit des industries de transformation et de la distribution.

Le Parti socialiste met en garde le gouvernement qui, faute d’une réorientation de sa politique, devra gérer une situation de crise très difficile dont il porte une lourde part de responsabilité.

L’heure n’est plus aux mesurettes et aux rafistolages, mais à un changement radical. Le Parti socialiste demande au gouvernement de porter à nouveau le dossier des quotas laitiers à l’échelle européenne, en exigeant leur prorogation sine die, ainsi que le gel immédiat de leur augmentation. Les décisions désastreuses décidées sous présidence française de l’Union européenne fin 2008 doivent être abandonnées.

Le principe des quotas doit être rétabli et défendu par tous : ce sera un signal fort et une solution indispensable pour sortir les éleveurs de leur désarroi.

Communiqué du Bureau national

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Le Parti socialiste demande solennellement au gouvernement d’agir pour sauver la filière laitière française

Le 16 septembre 2009

La situation de nombreuses filières agricoles est extrêmement préoccupante : les trésoreries des exploitations sont dans le rouge. Le secteur du lait est particulièrement en difficulté : 30 000 exploitations pourraient disparaître dans les prochains mois. Les mouvements désespérés organisés par les éleveurs laitiers témoignent de l’exaspération d’une très grande partie d’entre eux. Ils se sentent avec raison trahis et manipulés.

Le Parti socialiste dénonce avec force le double langage de la majorité et du ministre de l’agriculture. Monsieur Le Maire, dès sa prise de fonction, se déclarait favorable à la disparition des quotas laitiers. Les gesticulations actuelles du ministre et les quelques dizaines de millions d’euros distribués ont pour seul objectif de contenir la colère des agriculteurs les plus en difficulté

Et ceci tout en laissant avancer la dérégulation, qui va passer toute la profession au tamis : on jette les petits éléments, jugés peu compétitifs, pour ne conserver que les plus importants, susceptibles de s’adapter. La méthode est brutale, le résultat imparable. Cette crise correspond à une nouvelle étape d’un vaste mouvement programmé de restructuration de la production laitière en France et en Europe.

Le résultat, ce sera une filière laitière sinistrée, où ne subsisteront que quelques vastes « usines à lait » standardisées. Cette perspective est d’autant plus absurde au moment où il faudrait au contraire se donner les moyens de construire  l’agriculture écologique et durable qu’attendent les Français.

Il est temps d’agir et de changer de politique. Le Parti socialiste demande que des outils publics de gestion de l’offre soient restaurés pour assurer une production économiquement, socialement et territorialement équilibrée. Il faut que soit garanti un prix du lait rémunérateur, seul gage du maintien de la production laitière sur tout le territoire.

Communiqué de Germinal PEIRO, Secrétaire national à l’Agriculture

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Crise du lait : la droite complice complaisante d’une implacable restructuration

Le 22 juillet 2009

La Commission européenne confirme aujourd’hui sa volonté de restructuration de la production laitière européenne. En refusant à la fois le gel de la production en 2010 et la diminution globale des quotas, elle s’obstine dans une vision industrielle de la production laitière, aux antipodes de toute approche territoriale et/ou sociétale.

Alors que les éleveurs français pourraient se sentir soutenus par le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, sitôt nommé, s’est dit en accord avec l’objectif de suppression des quotas laitiers pour 2015.  Le ministre a beau jeu de défendre aujourd’hui le gel à court terme de l’augmentation des quotas, dans la mesure où il plaide à leur disparition à long terme ! Le Parti socialiste dénonce avec force cette ambivalence et ce double langage de la part du ministre.

L’implacable machine à broyer les élevages laitiers s’est donc mise en route, avec l’assentiment de la droite libérale. Cette logique du prix bas conduira à concentrer la production dans les exploitations et les régions les plus compétitives et à sacrifier les exploitations petites et moyennes, ainsi que les régions défavorisées.

Le Parti socialiste réaffirme sa demande du gel de 1% d’augmentation de quotas pour la prochaine campagne laitière, et souhaite dans le même temps une maîtrise de la production, ce qui passe par une diminution globale de ces mêmes quotas, outil le plus efficace et le moins coûteux permettant la meilleure gestion de l’offre laitière.

Communiqué de Germinal PEIRO, Secrétaire national à la ruralité et à la mer

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